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Chocolat

Le chocolat, ami ou ennemi ? Pour en finir avec les idées reçues

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© André Karwath

On l’accuse de tous les maux : « persona non grata » des régimes, source de constipation, d’allergies, de crises de foie… Au-delà de ses multiples vertus, le chocolat n’est pas votre ennemi ! Accros de la tablette, déculpabilisez en toute bonne conscience. Explications.
  1. Chocolat et poids : tout est question de choix et de dosage
  2. Allergies au chocolat et crises de foie
  3. Chocolat et constipation
  4. Le chocolat n’aggrave pas l’acné, ni ne provoque de caries

Chocolat et poids : tout est question de choix et de dosage

Le chocolat est très énergétique : plus de 500 calories pour 100 grammes, soit l’équivalent d’une portion de 200 gr de frites. Il est recommandé aux champions du sport et à ceux qui pratiquent une activité d’endurance. Pour éviter la prise de poids, il est préférable de privilégier le chocolat noir, beaucoup moins sucré et pourtant plus chargé en graisse ! A savoir : plus la teneur en cacao est importante, plus gras sera le chocolat. Dans le cadre d’un régime, il s’agit de trouver un compromis : si les lipides vous sont proscrits, préférez le chocolat au lait, en quantité raisonnable. Si vous devez éviter les glucides, optez pour le chocolat noir.

L’ajout de lait et de noisettes ou autres fruits secs augmente le nombre de calories. Le chocolat blanc, sans cacao pur et composé uniquement de beurre de cacao est très riche en graisses et sucre, et n’a aucun intérêt nutritionnel. Deux carrés par jour de chocolat noir ne plomberont pas un régime. De plus, le chocolat est à mettre au compte des « aliments plaisir », les meilleurs alliés d’un régime, qui, trop restrictif, décourage les plus motivés. La matière grasse contenue dans le beurre de cacao combat le mauvais cholestérol : un atout pour le c½ur et les artères.

Toutefois il reste un aliment gras : à consommer donc avec modération, en calculant l’apport énergétique global dans le cadre d’un régime. Toute fringale de chocolat entraînant une surconsommation (une tablette entière sans sensation particulière de plaisir) est à interpréter comme une réaction de mal être et d’angoisse, et doit amener à se poser les bonnes questions, afin de déterminer l’origine de ces compulsions, principalement d’ordre psychologique.

Inutile enfin de miser sur les chocolats de régime ou chocolats « light » : à peine moins caloriques que les autres chocolats, leur qualité gustative reste très moyenne. De plus, le sucre est remplacé par des polyols et parfois par des graisses. Autant consommer 2 carrés d’un très bon chocolat au quotidien, « l’aliment plaisir » autorisé, que de doubler la dose d’un chocolat dit « de régime », de qualité médiocre.

Allergies au chocolat et crises de foie

Les personnes allergiques au chocolat sont à l’origine des personnes souffrant d’allergies à l’un de ces nombreux composants. Dans le cas du chocolat, une intolérance constatée est souvent liée aux protéines du lait ou de soja, ou aux éventuels oléagineux (noisettes, amandes…) contenus dans le chocolat au lait. Des tests cutanés et sanguins doivent être effectués pour confirmer une éventuelle allergie.

Il ne provoque pas non plus de crises de foie : là aussi, tout est question de dosage. Consommer une tablette entière à l’issue d’un repas copieux générera une sensation de malaise digestif. Ce n’est pas le chocolat qui est en cause mais la surabondance. La fonction hépatique n’est pas affectée par la consommation de chocolat : les tests biologiques le prouvent. C’est donc dans le cas de surconsommation qu’il peut provoquer un déséquilibre du bilan énergétique alimentaire.

Chocolat et constipation

Le chocolat est accusé d’être responsable de constipation. Une idée reçue encore une fois : il contribuerait au bon fonctionnement du transit intestinal en raison de sa teneur en fibres et en acides gras. De plus, sa digestion est très rapide. En une demi-heure, il est déjà passé dans l’intestin.

Le chocolat n’aggrave pas l’acné, ni ne provoque de caries

La mise en cause du chocolat dans l’augmentation de l’acné est infondée : il ne provoque pas de boutons, même en cas de surconsommation ! Les causes de l’acné sont d’ailleurs hormonales et non digestives.

Il contient en outre plusieurs substances anti-caries : du polyhydroxyphénol dans le tanin du cacao, qui stoppe le développement des bactéries ; les phosphates du cacao, qui attaquent les acides formés par les sucres ; enfin, du fluor qui renforce l’émail. A surveiller toutefois : la consommation de chocolat au lait des jeunes enfants, dont les sucres ajoutés peuvent être responsables de caries au même titre que tout aliment raffiné sucré. Une bonne hygiène bucco-dentaire s’impose donc.

Un petit bémol : consommé en trop grande quantité le chocolat peut être responsable de migraines, car il contient de la tyramine, comme le vin blanc, ainsi que de la phényléthylamine… personnes sensibles, prenez note… et restez raisonnables !